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Courage Managérial : Osez !

Temps de lecture 3 minutes
À force d’éluder la question du pouvoir et de l’autorité dans le management, le béni oui-ouisme fait des ravages. Or, être leader ne nécessite-t-il pas de s’affranchir d’un mouvement grégaire et de monter au créneau quand cela est nécessaire ? Pour investir le management, il faut du courage. Exprimons le courage managérial !

Faire preuve de courage managérial n’est pas un acte d’héroïsme. C’est le fait de responsables lucides, capables de regarder la vérité en face et de l’exprimer. Lors de situations délicates, le manager courageux se démarque par sa capacité à défendre des positions impopulaires, ses équipes, et à agir. Or, l’inefficacité dans l’entreprise repose pour partie sur des comportements de laisser-faire et des employés toujours d’accord avec leur hiérarchie au profit d’une paix toute relative.

 

Investir le management par le courage

Quel est le manager qui vous a le plus inspiré? Était-ce parce qu’il ou elle avait du charisme, une vision, une écoute, une attitude de terrain, une capacité d’analyse et de prise de décision? N’a-t-il ou elle pas été capable de défendre les intérêts de votre équipe, au risque de contredire ses supérieurs ?

Au fond, être manager requiert de voir et regarder en trois dimensions. En d’autres termes, il est question d’agir sur les personnes, l’information et les opérations. Dans les faits, cela peut s’exprimer par déléguer, partager l’information et s’éloigner de l’action. On peut aussi penser au courage d’entreprendre.

 

Sortir de son bureau et monter au front pour faire, demander et agir. Le pouvoir de l’action, faire sans entraver la liberté d’initiative des équipes, assumer son périmètre de responsabilité et intervenir.

 

A juste titre, cette capacité d’entreprendre permet de conduire le changement. Une facette du courage consiste à oser demander à son entourage d’adopter la même discipline et rigueur que l’on s’impose à soi-même. Un manager, c’est aussi celui qui prend des décisions complexes, comme se séparer d’un collaborateur si besoin, de faire une évaluation honnête, quitte à mener une discussion difficile avec l’évalué et à prendre une décision impopulaire pour ses équipes.

Bien entendu, ce rôle exige de s’affranchir de ses propres croyances, de quitter sa zone de confort et de prendre des décisions. Voici ce qui pourrait qualifier le courage en entreprise. Trouver un équilibre dynamique n’est pas une mince affaire, mais nécessaire pour investir le rôle de manager.

 

Il n’y a pas de courage managérial sans organisation qui l’encourage

Le courage va de pair avec une forme d’honnêteté et de conscience de soi. L’honnêteté suppose de posséder des valeurs pour accomplir un acte. Être raccord entre ce que l’on dit et ce que l’on fait. Être aligné avec ses propres valeurs et celles prônées par l’entreprise. Tout ceci implique une certaine conscience de soi. Or, dans certaines entreprises, il est convenu de ne pas contredire. Redoutant les représailles ou l’inconfort de l’inconnu, certains managers préfèrent acquiescer. On peut les comprendre, tant le courage ne garantit pas toujours la réussite et fait même peser un risque de mise à l’écart pour celui qui en fait preuve. Alors que certains, parmi les hypocrites et les lâches, sauront gravir les échelons sans avoir risqué grand-chose. Or, cette forme de conformisme pose de vraies questions en matière de performance organisationnelle, de rentabilité, mais aussi de climat de travail.

En effet, nombre de problèmes organisationnels, de situations inextricables et de conflits sont engendrés par un manque de « cran » ou par un laisser-faire ambiant. Résultat des courses : démotivation, perte de productivité, perte d’estime de soi, épuisement professionnel et climat de travail tendu.

 

Gageons qu’il n’y a pas de managers courageux sans organisation qui les y encourage.

 

L’entreprise, au travers de ses valeurs, de son recrutement, de zones de dialogue, reconnaîtra la prise d’initiative, la liberté d’expression, les confrontations de points de vue. Avec des leaders et des managers courageux, elle y gagnera en performance, intelligence collective et rétention des talents. Encore faut-il que les modèles de recrutement et les grilles d’évaluation reconnaissent le courage comme une qualité stratégique. Dans un tel contexte, les managers auront la possibilité de s’exprimer pour servir l’entreprise et leurs équipes. Par ricochet, les collaborateurs d’un tel manager se verront à leur tour courageux et engagés pour leur responsable et pour l’entreprise.

Quelle place à la parole libre ?

Comment votre entreprise accompagne-t-elle la prise de risque ? Quelle place laisse votre employeur au jugement, à l’expression des sentiments, aux analyses différentes, et à la parole libre ?

Entourez-vous de managers courageux, recrutons-les ensemble !

Pour prolonger notre réflexion:

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